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Nos principes d’intervention au Togo

Notre association a pour objectif d’aider la scolarisation et l’éducation des enfants togolais.

Nous avons avons pour habitude d’organiser des actions avec une politique très constante :

D’une part, nous nous refusons à enlever du travail aux Togolais en nous substituant à eux : c’est pour cela que nous avons pour l’habitude de favoriser le travail d’artisans locaux : maçons, peintres, électriciens, plombiers, menuisiers, puisatiers… Cela n’exclut pas, bien sûr, le fait que des bénévoles fassent une partie du travail pour mener à bien un projet.
D’autre part, nous ne proposons pas, mais nous répondons à des demandes précises. Nous pensons qu’il est important que les personnes concernées sachent ce qu’elles veulent, et essayent de trouver un moyen de répondre à leur besoin. Un exemple : il y avait peu de manuels scolaires au Togo. Dans un premier temps, nous en avons envoyé quelques uns. Puis les formateurs togolais ont réfléchi aux livres qui seraient nécessaires à l’éducation au Togo, ils en ont rédigé certains et ils les ont fait éditer. Donc, nous évitons d’envoyer des manuels français qui empêcheraient le développement de ce secteur. Par contre, les matériels scientifiques sont encore quasi inexistants. Nous en avons acheminé quelques uns, par exemple des balances Roberval et des trébuchets. Là encore, des formateurs et des enseignants ont essayé de reproduire du matériel utilisable par les élèves. Bien sûr, il y a le problème du coût de la fabrication. Mais nous nous refusons à imposer des dons, parfois surtout utiles pour débarrasser les classes françaises de matériels désuets (exemple des vieilles tables en tubes et contreplaqué qui sont « dévorées » par les insectes tropicaux et ne servent à rien sinon à encombrer les villages, alors que leur transport a coûté une fortune !).

Nous n’aidons un projet que si la population bénéficiaire s’investit dans ce projet et assure une partie de sa réalisation : par exemple les parents d’élèves ou les grands frères et sœurs aident pour préparer un terrain, pour transporter des matériaux, pour assurer les finitions de peinture dans la construction d’une école… Le projet est le leur
Nous ne répondons qu’à un certain nombre de demandes : celles qui nous semblent, après discussion avec les intéressés, répondre à un besoin qu’ils ne peuvent résoudre seuls et que nous espérons pouvoir financer ensemble.
Nous nous assurons que l’argent acheminé est bien utilisé pour la réalisation du projet.
Lors de leur séjour sur place, nos militants vérifient la bonne marche de la réalisation.

Quand nous aidons des personnes à mener à bien un projet, nous faisons en sorte qu’une fois celui-ci réalisé, il soit opérationnel. Par exemple, nous avons aidé à la construction d’écoles et de classes ; les relations avec les inspecteurs ont fait que ces classes ont eu des instituteurs formés, nommés définitivement pour enseigner aux enfants.

       Les actions réalisées doivent aussi servir de phares. Les jardins d’enfants que nous avons construits ou agrandis et leur fonctionnement servent de « modèles » à d’autres quartiers, à d’autres régions, et même à d’autres pays. L’éducation préscolaire est une priorité pour l’UNESCO, et récemment, une délégation d’inspecteurs d'autres pays africains est venue visiter les jardins d’enfants de Kpalimé, en particulier ceux des quartiers populaires de KligueKondji et d’Atakpamé, construits grâce à notre aide et celle de la Région Limousin. Si nous sommes persuadés que le mérite de cette réussite en revient essentiellement aux enseignants de ces écoles, cela ne nous empêche pas d’en être à la fois contents et fiers.